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Vendredi 15 février : Première grève des étudiant·e·s pour le climat à Paris

Vendredi 15 février a eu lieu la première grève des étudiant·e·s pour l’urgence climatique à Paris. Pour cette première grève, la jeunesse a interpellé le gouvernement afin qu’il déclare l’état d’urgence écologique et sociale et qu’il prenne les mesures nécessaires pour respecter les accords de Paris. Des centaines de lycéen·ne·s et d’étudiant·e·s ont donc quitté les bancs de l’école pour aller défendre leur avenir devant le ministère de la Transition Écologique et Solidaire. Les manifestant·e·s muni·e·s de pancartes colorées sur lesquelles on pouvait lire « There is no planet B » ou encore « Fridays for future » sont donc arrivé·e·s sur le boulevard Saint-Germain déjà contrôlé par les CRS.

Dans un premier temps, ne pouvant avoir accès au ministère de la Transition Écologique et Solidaire, les lycéen·ne·s et les étudiant·e·s ont fait un sit-in sur le boulevard Saint-Germain bloquant ainsi la circulation. Afin d’ouvrir la voie aux automobilistes impatients, les CRS ont forcé les manifestant·e·s à se lever et à quitter la route.

Sit-in sur le Boulevard Saint-Germain

Peu de temps après, les manifestant.e.s ont pu se rendre devant le ministère de la Transition Écologique et Solidaire. C’est dans une ambiance joviale et pacifiste que les jeunes ont alors déployé leurs pancartes, scandé leurs slogans et accroché leurs banderoles sur la façade du ministère.

Devant le ministère de la Transition Écologique et Solidaire

Face au silence des membres du ministère qui regardaient la manifestation du haut de leur forteresse, les jeunes ont décidé d’appliquer leurs empreintes de mains à la peinture verte sur le mur du bâtiment sans savoir que, pendant ce temps, un piège se resserrait autour d’eux·elles… Après une heure et demi de manifestation, certain·e·s jeunes qui cherchaient à quitter les lieux ont découvert qu’une nasse policière s’était refermée sur eux·elles. Pris entre les hauts bâtiments du ministère et un mur imperméable de camions de CRS, il devient alors impossible pour les manifestant·e·s de circuler.

Après plusieurs heures à attendre de rejoindre l’unique issue ouverte par les CRS, les jeunes ont été confronté·e·s à un filtrage rigoureux : iels ont dû montrer leurs mains afin de prouver qu’iels n’avaient pas peints le mur du ministère, leurs sacs ont été fouillés, enfin iels ont été raccompagné·e·s par les CRS aux bouches de métro. Selon l’un des policiers, il s’agirait là d’une première dans la mise en place d’un tel dispositif. Les étudiant·e·s ont été tenu·e·s en nasse jusqu’à 19h et ceux·celles qui avaient la main verte ont subi des relevés d’identité.

Malgré ce dispositif dissuasif, la jeunesse ne perd pas espoir et continue son appel à la grève hebdomadaire.

« On est plus chauds, plus chauds, plus chauds que le climat ! »

Ophélie B.

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